Sophia Chikirou, députée et candidate de La France Insoumise - Nouveau Front Populaire aux élections municipales de Paris, prononce un discours lors d'une réunion de campagne au Cirque d'Hiver à Paris, le 30 janvier 2026.
See image caption
See copyright

16 février 2026

Sophia Chikirou, la candidate à la mairie de Paris passée par presque toutes les familles politiques françaises

Sophia Chikirou est candidate LFI à la mairie de Paris pour les Municipales 2026. Voici au moins dix bonnes raisons de voter contre la femme de Mélenchon.

5 min de lecture

0:00min
100%

1 - Une girouette politique. Sophia Chikirou a été militante au PS de 1997 à 2006 et membre de la garde rapprochée de Laurent Fabius. Avant d’être exclue du parti à la rose suite à une candidature dissidente aux législatives à Paris.

Chikirou est à l’époque très engagée en faveur de la laïcité et cible une "gauche repentante" prête à se compromettre avec les islamistes. Soit tout le contraire des positions actuelles de LFI.

Chikirou devient sarkozyste en rejoignant en 2007 la Gauche moderne de J-M Bockel, allié à Sarkozy au nom de « l’ouverture » à gauche. Elle tente d’obtenir, en vain, le soutien de l’UMP pour se présenter comme tête de liste de La Gauche moderne aux municipales à Paris (déjà).

Chikirou rejoint Melenchon en 2008, dont elle devient l’amante, lorsqu’il fonde le Parti de gauche puis LFI. Elle prend notamment en charge la communication des campagnes du leader insoumis pour les présidentielles de 2012 et 2017.

2 - Un objectif principal : faire perdre la gauche Chikirou lance sa campagne municipale en affirmant «qu’il ne faut pas qu’un socialiste soit maire de Paris». Curieux qu’un parti se disant de gauche fasse du PS, et non de la droite et de l’extrême droite, son principal ennemi.

Elle est en service commandé de Mélenchon qui cherche à affaiblir le PS partout en France. Il pense même que la perte de la mairie de Paris empêchera le parti à la rose de présenter un candidat aux présidentielles de 2027.

3 - Une femme autoritaire, brutale et au mépris social Selon La Meute et Complément d’enquête, elle crée 1 ambiance délétère au Média, web-télé qu’elle a fondée en 2018. Son management est brutal (insultes, cris et humiliations). Elle s’acharne souvent sur les petites mains.

«A ses salariés, parfois payés 1500 euros nets/mois pour des journées sans fin, où l’on est mobilisable 24h/24, elle explique que les caisses de son entreprise sont vides. Elle facture pourtant plus du double les salaires à l’association de financement de campagne de Mélenchon»

4 - Des casseroles judiciaires. Chikirou sera jugée en mai 2026 pour escroquerie au détriment du Média. Elle est soupçonnée d’avoir tenté plusieurs fois de tromper la banque Crédit du Nord en se faisant passer pour la présidente du Média (alors qu’elle ne l’était plus) dans le but de se faire remettre 67k €.

Elle a aussi été mise en examen dans l’affaire des comptes de campagne de LFI de 2017. Elle aurait facturé, avec sa société Mediascop, des prestations avec 1 marge très supérieure aux prix du marché, ce qui est illégal car les frais de campagne sont remboursés par l’Etat.

5 - Un comportement opposé au Paris populaire qu’elle prétend incarner. En 10 mois Sophia Chikirou s’est versé à elle-même, en plus de sa rémunération de dirigeante de Mediascop, 130.000 € au titre de la campagne de 2017.

Ce goût très petit bourgeois pour l’argent et le pouvoir, cette façon de tirer profit du travail de bénévoles ou de salariés mal payés, cadrent mal avec le slogan de campagne de Chikirou : « Nous sommes le nouveau Paris populaire ».

6 - L’illustration du népotisme de Mélenchon « A LFI comme au Média,(…) Sophia Chikirou se présente toujours comme la femme du chef pour mieux imposer son autorité. C’est la première chose qu’elle fait savoir » rapporte La Meute.

Sophia Chikirou n’aurait effectivement jamais eu une telle influence au sein de LFI, ni bénéficié d’une circonscription imperdable à Paris, sans avoir été la femme de Melenchon. Ce dernier a tenté d’empêcher la presse de faire état de ce lien, y compris devant les tribunaux.

Elle confie à Frédéric Hocquard, élu parisien, « À LFI je peux leur dire ce que je veux. Comme je suis la femme du chef ils obéissent ». Il lui répond avec un brin d’ironie : « Tu es comme Jiang Qing, l’impératrice rouge ». La référence à la veuve de Mao la fait éclater de rire. « Je vais prendre ça comme surnom ».

7 - Des propos aux relents homophobes En 2018, à la suite d’une propagation d’une fake news par Le Média, Sophia Chikirou fustige ceux qui réclament un communiqué d’excuses : « Cette bande de tafioles de merde n’ont qu’à se le mettre dans le cul profond ».

8 - Des attaques inadmissibles contre ses alliés politiques Sophia Chikirou a comparé Fabien Roussel, le leader du PCF, à Jacques Doriot, un ancien communiste devenu un collaborationniste zélé pendant la 2nde guerre mondiale.

Elle republie aussi la photo de T-shirt sur lesquels est écrit « Tout le monde desteste Fabien Roussel ». Personne ne la recadre pour ces attaques indignes, ce qui montre que Chikirou est intouchable, du fait de sa proximité avec Melenchon.

Sophia Chikirou s’en est pris aussi à François Hollande, en comparant le hollandisme à des punaises de lit, un mal dont on n’arriverait pas à se débarrasser…

9 - Une complaisance avec certaines. dictatures Chikirou considère que la Chine n’est pas une dictature et affirme que « la liberté d’expression est aussi menacée dans ce pays qu’elle l’est en France ».

En juillet 2025, elle fait adopter un rapport parlementaire sur les relations sino-européennes qui, selon Le Canard enchaîné reprend, « complaisamment la plupart des thèses défendues par Pékin. »

En mai 2025, elle tient un discours contre l’entrée de l’Ukraine dans l’UE et dans l’OTAN, et qualifie l’OTAN d’alliance militaire belliciste. Un discours très favorable aux intérêts de Poutine.

10 - Une mansuétude face à des figures troubles d’extrême droite. Chikirou tape sur la gauche mais a fait preuve d’une certaine complaisance avec Marc Edouard Nabe, polémiste qui s'est publiquement réjoui de l'attentat contre Charlie Hebdo le 7 janvier 2015

Elle a répondu à l’invitation d’Alexis Poulin, un influenceur qui se dit proche de LFI mais fréquente les plateaux de l’extrême droite et est l’idole des complotistes de toutes tendances.

Complément : Chikirou a été accusé en 2017 de harcèlement moral au sein du Parti de gauche à l’égard de Fatima Benomar, militante féministe. Selon Marianne et La Meute, Chikirou répond à Benomar : « Pauvre fille… ne t’avise plus de m’écrire. Servir d’objet sexuel ne te donne aucun droit»

Les Municipales 2026 approchent. Il est important que les électeurs soient informés des dérives de LFI parfaitement incarnées par Sophia Chikirou, sa candidate Paris. Merci pour cela de RT ce thread (dont le 1er tweet) le plus largement possible !

Cet article est une reprise du thread publié par Fabrice d'Andrea sur son compte X.

A PROPOS DES AUTEURS

Fabrice d’Andrea est républicain universaliste, hostile à tous les extrémistes politiques ou religieux. Fabrice d’Andrea écrit dans Franc-Tireur et est Cofondateur d’On vous voit.