Arnaud Montebourg veut convaincre tout le monde, même le patronat et les syndicats, mais ça n’est pas le plus difficile. Il veut surtout convaincre ses alliés de la majorité présidentielle. Cette semaine encore, face au Medef et à la CFDT, il s’est juré d’y parvenir assez vite. Et c’est vrai que les esprits évoluent. La campagne pour une énergie moins chère s’articule autour de deux axes d’analyse. 1 er axe, l’énergie est devenue une composante de la compétitivité d’une économie aussi importante que le coût du travail ou la fiscalité. Si la compétitivité est une priorité, mieux vaut s’attaquer à rendre l’énergie plus accessible et moins chère que de se perdre dans des débats sans fin sur le coût du travail ou les impôts. La baisse du coût de l’énergie améliore nos positions concurrentielles ; alors que la baisse du coût du travail attaque le pouvoir d’achat et la baisse des charges abime le modèle social. Donc priorité à l’énergie.