Pris d'assaut par les manifestants, samedi en marge de la manifestation des Gilets jaunes, l'Arc de triomphe - qui n'était pas protégé par les forces de l'ordre - a subi d'importants dégâts. Plusieurs casseurs ont réussi à forcer ses entrées, pour y pénétrer et y dégrader et piller les salles d'exposition. Philippe Bélaval, président du Centre des monuments Nationaux, explique au Figaro que les dégâts sont collosaux. "Il y a eu un pillage méthodique des salles d'expositions, des statues, de la boutique, des toilettes. Les escaliers sont couverts de graffitis. Une maquette en plâtre des années 30, exposée dans la salle dite de l'Attique, a été réduite en miette. Toutes les parois en verre sont brisées, les écrans sont crevés. Le buste en marbre de Napoléon a été décapité, le moulage de la Victoire, issu d'un haut de relief monument en pierre sculpté par François Rude, a été détruit. C'est une scène de chaos, le sol est jonché de débris et de canettes de bière", dit-il.