Ils clament leur "indignation". Près d'un mois après le match Lyon-Juventus Turin en Coupe d'Europe dont la tenue malgré la forte propagtion de l'épidémie de coronavirus avait indigné de nombreux observateurs, certains dirigeants du football français semblent peser de tout leur poids pour une reprise rapide des compétitions. Un lobbying que dénoncent les collectifs du suporteurs "ultras" des clubs. Dans un texte signé par 45 groupes, représentant environ 75 % du mouvement ultra parmi lesquels les influents CUP (Paris), les Green Angels (Saint-Étienne), la Brigade Loire (Nantes), les Ultramarines (Bordeaux), le Roazhon Celtic Kop (Rennes) ou encore les Ultras Boys (Strasbourg), ils déclarent ne pas imaginer pas un stade sans public, un football réduit « à un programme télévisuel ». « Le football « coûte que coûte » est un football de honte, qui n’aura aucun lendemain », affirment-ils. Engagés dans des actions de solidarité ayant permis de collecter plusieurs centaines de milliers d’euros au bénéfice du monde médical ou des personnes démunies, les supporters français s’opposent à une reprise prématurée du football et à huis clos. « Ce n’est pas envisageable […]. ll reprendra en temps voulu, quand les conditions sanitaires et sociales seront réunies. »